31 mai 2008
Si le vide n'existait pas...
Imaginons que l'espace interstellaire soit rempli d'une atmosphère...
Quelles en sont les conséquences ?
L'univers ne pourrait avoir une telle dimension car il aurait une masse excessivement supérieure à celle que l'on connait. Par conséquent la constante gravitationnelle devrait être inférieure afin que la matière ne s'effondre pas sur elle-même.
De quoi serait composée cette atmopshère ?
Si il s'agissait d'azote et d'oxygène, nous pourrions ainsi respirer dans un océan azuré infini...
Mais cette atmosphère conduirait beaucoup mieux la lumière des étoiles et par contagion la chaleur et le rayonnement ioniserait les périphéries stellaires à longues distances.
La constante gravitationnelle étant très faible reste à imaginer comment pourraient fonctionner les étoiles,
Les planètes s'agrégeraient beaucoup plus difficilement, il serait nécessaire d'imaginer un autre moyen de créer des densités susceptibles d'offrir un sol meuble...
Cette étendue azurée seraient aussi un lieu parcouru par d'immense créatures phototropes, fonctionnant grâce à la chlorophylle.
28 mai 2008
Prolégomène à une anthropologie numérique...
C'est en 1980 que les auteurs de science fiction William Gibson et Bruce Sterling inventent la notion de cyber punk, dix ans avant l'expansion des ordinateurs à l'époque où l'internet commençait à se démocratiser aux Etats Unis.
Cette invention fictionnelle n'était pas une spéculation gratuite mais une observation fine et sagace de la révolution qui venait de démarrer. L'époque d'une civilisation techniciste basée sur l'objet amorce son déclin en faveur d'une civilisation fondée sur l'information. La société fondée sur l'exploitation du monde phénoménale laisse la place au monde nouménal. La virtualisation des outils modifie de façon très importante le rapport de l'humanité à l'objet, passant ainsi d'une action physique, de la réification des idées à une stase virtuelle où l'information modifie les rapports et les objets indifféremment. Le conversion de nos actions en informations dispose un nouveau paradigme ontologique et ouvre sur une nouvelle anthropologie que l'on peut nommer "Anthropologie Numérique" Le soutils informatiques modifient tout autant le réelle de de l'humanité que l'humanité elle-même.
Les outils numériques provoquent des changements qui dépassent notre imagination, non pas que le monde sera meilleur ou plus mauvais mais l'indicidence de cet outil sur le genre humain va probablement provoquer une rupture anthropologique. Alors que jusqu'au siècle dernier l'humanité vivait avec des outils objets, nous nous trouvons avec des outils nouménaux...
L'objet disparait en faveur du concept, de la procédure et du symbole. Le développement des questions provoquées par l'apparition d'une culture numérique va autant porter sur la fracture numérique que la modification du langage.
Esquisse pour une anthropologie numérique
Dans son dernier ouvrage "Homo sapiens technologicus" le philosophe Michel Puech modifie les terminologies de désignation du genre humain, il remplace "l'homo sapiens" par "homo technologicus". Il fonde cette idée en montrant que dès son origine l'humanité s'est développé avec l'outil. Si les éthologues ont montré que nous ne sommes pas les seuls à utiliser l'outil parmi les animaux, l'humanité est la seule à avoir créé un rapport étroit entre le développement de l'outil et le réel. André Leroi Gourhan montre dans "Milieu et Technique", puis dans "le geste et la Parole" comment s'est créé une dynamique étroite entre l'outil et l'intelligence. L'un et l'autre sont liés dans une dynamique réflexive.
Depuis son origine l'outil a un statut phénoménologique, l'outil constituant un réel objectif et opératoire, on pourrait deviner le moteur à explosion dans les l'ensemble des gestes des premiers métalurgistes.
Cette phénoménologie pratique s'est étendue à la notion d'objet. Concept sur lequel l'Occident à fonder sa puissance. nous sommes à l'apogée de l'ère de l'objet, les manufactures répandent sur le monde une multitude d'objets très diverses. cette ére de domination totale laisse poindre une révolution encore inimaginable il y a une siècle. L'outil s'efface devant l'information et le processus. Passant du monde analogique au monde digital, l'ontologie de l'objet disparait devant le développement de la procédure, c'est à dire du numérique.
Cette transformation est récente, elle n'a pour ainsi pas d'histoire, mais son expansion mondiale et la rapidité de son développement commence à peser sur le devenir de l'humanité, de telle façon que le travail de l'anthropologue va s'en trouver modifié, un peu comme l'éthologue qui devra un jour faite de la sociologie avec les primates. Il y a un violent changement de paradigme.
Ainsi l'apparition de nouveaux outils régis par des règles ouvertes (les langages de programmation) dont l'objet n'est plus de manipuler de la matière mais de l'information vont changer le destin de l'humanité dans sa totalité. Une nouvelle anthropologie s'écrit actuellement.
Jamais une révolution fut aussi étendue parmi l'humanité, jamais n'avons nous connu de changement aussi soudain. dans les faits la révolution numérique date de vingt ans...De nouveaux concepts et de nouvelles procédures naissent chaque jour provoquant l'expansion de la sphère nouménale.
Un chantier immense s'offrent aux anthropologues et pour la première fois de son histoire cette science va travailler sur une modifications immédiates de ses paradigmes provoquées par la matière qu'elle étudie.
Ainsi la mort, le groupe, la famille, les échanges et le savoir sont totalement transformés par les technologies de l'information. Des possibilités qui n'appartenaient qu'aux créatures mythiques deviennent accessibles à chacun, l'action à distance, la furtivité, l'ubiquité, l'immortalité sont des possibilités technologiquement éprouvées.
L'intégration du téléphone comme une centrale d'information s'applique à la domotique, la gestion du domicile
se fait à distance, tout comme l'action du hacker qui derrière son ip caché modifie les bases de données,
Tous ces gestes sont une action efficace sur le réel. ainsi l'ubiquité et l'action à distance sont devenues effectives.
Moins connue, l'idée qu'il y ait une immortalité possible, les clones d'acteurs sont devenus une réalité technologique. Des banques de données images, sons, textures et informations spatiales permettent de fabriquer des copies numériques des acteurs. On peut ainsi au delà de leur disparition les doter d'une vie
supplémentaire.
Qu'est ce qu'un groupe d'humain dans le monde numérique ?
Les groupes humains numériques sont appelés communautés
Qu'est ce que l'appartenance à une communauté ?
Comment meurt-on dans le monde numérique ?
La mort disparait dans le monde numérique, l'absent peut continuer d'exister après sa disparition physique.
Certains poursuivant d'émettre pour le mort. Ces données peuvent continuer à être valide...
Qu'est ce qu'une disparition ?
Comment se gère le temps dans le monde numérique ?
Quels sont les espaces symboliques ?
Qu'est ce que l'identité ?
Il n'y a pas d'identité statique, l'identité s'est transformée pour des codes et des autorisations...
Thinking Digital: Anthropology and the new media*
Aleksandar Bošković
The old and new
In the
everyday life, aspects of it are seen in the changes in the registration
processes at universities, online access to library materials and different
databases, as well as in the increasing technologization of various
bureaucratic processes that deal with physically running departments (or
projects). All of this creates different types of social interactions, as well
as changing social spaces – not unlike what Augé has referred to in one of his
works as “non-places” (Augé 1995).
Texte sur l'écriture
http://graphicfacilitation.blogs.com/pages/2007/02/digital_anthrop.html
Un lien sur le site arsindustrialis avec un certain nombre de conférences qui évoquent une nouvelle anthropologie...notamment l'excellente conférence sur
DU PSYCHOPOUVOIR A LA NOOPOLITIQUE donnée par Bernard Stiegler
27 mai 2008
questions...
Comment être invisible et lumineux à la fois ?
la question se pose à la mort et au Soleil...
25 mai 2008
fantômes !
Actuellement je travaille sur la mort en prévision d'une projet pour l'Automne prochain. C'est un sujet enthousiasmant, il est passionnant de s'approcher de la mort et de la reconnaitre enfin comme une part de nous même. J'ai trouvé cette image qui constitue une base de travail...
Ce sont des manifestants visiblement la photos date des années trente.
La probabilité qu'un des manifestants soit encore vivant est très faible...
Si l'on pouvait les animer, on en ferait des fantômes
Notre pratique des images fait que nous vivons avec des fantômes, Marilyn Monroe continue de hanter les imaginaires à travers ses images, des récits constamment renouvelés viennent enrichir sa présence fantomatiques. Depuis un siècle nous voyons et nous entendons des morts s'adresser à nous, le cinéma est à la sixième génération de son histoire, et les images continuent d'animer des êtres qui ont disparus depuis longtemps.
Bientôt les moyens numériques nous promettent des acteurs virtuels.
Sachez reconnaitre les morts...
Les outils numériques nous propose de réactiver des fantômes, l'acteur digitalisé peut être réanimé nous vivons dans un monde de fantômes numériques. Dans Le Monde du 11, 12 Mai une page est destinée à cette révolution technique qui est un nouveau moyen de s'offrir l'immortalité...
On peut imaginer la banque de donnée d'un dictateur qui remplace l'homme agonisant. Plus fou encore il peut y avoir une multiplicité d'une même personnalité à différents âges qui s'entretiendraient de l'existence.
Ces recherches doivent être mises en parallèle avec celle sur l'intelligence artificielle, bientôt nous ne serons plus à qui nous parlons, une intelligence artificielle, un clone humain, un humain étendu ou un sapiens...
Le Monde page Science , 11,12 2008
Enquête Demain, les comédiens pourront être remplacés
à volonté, lors des tournages, par des doublures| virtuelles. Verra-t-on
émerger une législation spécifique à l'usage de ces sosies numériques ?
Dans quinze ou vingt ans, les comédiennes en robe du
soir monteront-elles les marches rouges du Festival de Cannes
pour assister à la projection d'un film dans lequel leur clone aura joué le
rôle principal ? L'avènement du tout-numérique dans le cinéma devrait remettre
en question les fondations techniques sur lesquelles s'est construit depuis
plus d'un siècle le septième art. La pellicule disparaîtra pour laisser la
place à des fichiers numériques, la 3D sera monnaie courante, l'utilisation des
hologrammes aussi. Quant au recours à des clones d'acteurs, démarré avec une
animation de personnages synthétiques de Marilyn Monroe et de Humphrey Bogart
en 1987, puis la création de Lara Croft ou l'expérimentation du sosie numérique
de Richard Bohringer pour interpréter le capitaine Nemo, il se généralisera.
Le visage clone d'Arnold Schwarzenegger a déjà été
ajouté à sa doublure dans les cascades de Terminator 3. Dans The Polar Express,
de Robert Zemeckis, la «performance capture », mise au point par Sony, permet,
sans décors, ni éclairage, ni même de caméra, de stocker sous forme numérique
les mouvements et les expressions d'un comédien bardé de capteurs. Le
réalisateur peut ensuite combiner et modifier à volonté le jeu de l'acteur.
Grâce à cette technologie, les comédiens de B«wu(f (Robert Zemeckis, 2007) ont
joué leurs scènes sans costumes, sur un plateau. A partir des données
numériques stockées, l'interprète Ray Winstone a complètement changé de
morphologie. Anthony Hopkins s'est, lui, retrouvé avec quelques dizaines de
kilos supplémentaires.
L'avantage de cette technologie encore balbutiante
tient au fait que les acteurs peuvent incarner des personnages physiquement
très différents, vieillir ou rajeunir à volonté, faire semblant déjouer dans
des conditions extrêmes ou dans des situations économiquement impossibles dans
un film. Ils passeront moins de temps sur un tournage. Et donc, multiplieront
leur présence dans de nombreux longs métrages sans avoir à sillonner la
planète.
Comment ces évolutions changeront-elles la profession
? Les acteurs devront-ils apprendre à gérer l'usage de leur sosie numérique ?
Une étude prospective de la société civile Auteurs réalisateurs producteurs
(ARP) affirmait en 2006 que « lapos-sibilité d'être clone à l'écran sera
spécifiée dans tous les contrats des comédiens d'ici à 2020 ». Bertrand de
Labbey, qui dirige Art-média, la principale agence de comédiens en France,
tempère : « Tant que la question du regard n'est pas résolue et que les yeux
des clones ne ressemblent pas suffisamment à ceux des humains, on n'ira pas
très loin avec les clones. » Aux Etats-Unis, le Massachusetts Institute of
Technology (MIT) cherche à résoudre ce problème de regard, dans lequel doit
pouvoir se lire toute une gamme d'émotions.
« Une seconde vie des stars, via leur clone, devra
être très encadrée, avec des contrats d'exploitation limitée, à cinq-ans par
exemple », n'en prédit pas moins M. de Labbey. D'ores et déjà, certains
contrats explicitent les prêts de morphologie ou de voix. Ainsi, celui
récemment signé par Jamel Debbou-ze dans le dessin animé sur la préhistoire
Pourquoi j'ai (pas) mangé mon père.
« Cinema », vu par Julia Fullerton-Batten, dans la
série « School Play ». représentée par Valérie hersleven à paris
'«A moyen terme, les acteurs virtuels seront inéluctables,
c'est à portée de main technologiquement », affirme pour sa part Christian
Guillon, l'un des papes des effets spéciaux en France. Avec son confrère
Maurice Prost, PDG de Mikros, ils ont démarré les premières « chimères »,
mélanges des deux clones de Sophie Marceau et de Monica Bellucci, pour Ne te
retourne pas, un film de Marina de Van. Ensemble, ils prévoient d'ailleurs de
créer la première agence de clones. En donnant aux comédiens « le contrôle de
leur doublure virtuelle ».
« Les acteurs ont déjà une relation très privilégiée
avec leurs doublures humaines. Ils pourraient imposer leurs clones dans les
tournages, avoir des exigences de maîtrise sur leur jeu », souligne Maurice
Prost. « Toute la difficulté viendra du mystère de la ressemblance et de la
façon de caractériser le jeu du comédien, ajoute M. Guillon. Ilfau-
PERFORMANCE CAPTURE
Cette technologie permet d'enregistrer et de stocker,
sous forme numérique, les mouvements et les expressions d'un comédien. Celui-ci
est recouvert de petits capteurs. Les prises de vue s'effectuent sur un
plateau, sans décor, ni éclairage, ni caméra. Le réalisateur peut utiliser ces
données stockées pour faire « jouer » l'acteur clone à sa guise.
HOLOGRAMME
Image obtenue par une méthode d'enregistrement et de
reproduction des images en 3 D, utilisant les interférences de deux faisceaux
lasers.
dra réactualiser ces cbnes en fonction de la technique
et de l'évolution des acteurs. »
Verra-t-on émerger une législation spécifique aux
clones ? Pour l'avocat Roland Lienhardt, spécialisé en droit de la propriété
intellectuelle, « le clone relève du droit des modèles, des mannequins, et non
pas du droit des artistes ». En droit, l'artiste interprète doit en effet
exécuter un rôle. Mais les « comédiens » numériques pourraient obliger à
reconsidérer cette question. Car pour l'avocat Gérald Bigle, on pourra un jour
totalement se passer des acteurs.
La « performance capture » permettra en effet de
calquer les formes, les mouvements et la voix des comédiens. Avec un manipulateur
de système sonore, les tics verbaux, les bégaiements pourront être reproduits.
« On pourra même ressusciter les morts, et faire jouer Edith Piaf à la place de
Marion Cotillard », prévoit-il. Aux Etats-Unis, l'agence de Roger Richmann gère
déjà l'image et les droits d'acteurs légendaires décédés, comme Steve McQueen,
Rudolf Valentino ou Ida Lupino. Dans vingt ans, la liste de ces stars sera bien
plus longue.
Pour Me Bigle, « les artistes devront être titulaires
de l'utilisation et de la destination de leur clone ». Dans les contrats, ils
pourront spécifier qu'ils refusent de laisser leur avatar tourner certaines
scènes, comme du X. Les « clones composites » - une actrice avec les yeux de
Marie Laforêt, la bou-
che de Béatrice Dalle et le visage de Laura Smet -
généreront de nouveaux gains pour chacune, lorsqu'elles seront partiellement
reconnaissables.
A plus long terme - d'ici un siècle -, M' Bigle
envisage même des « clones transmutants », résultant d'une transmutation de la
matière. En termes juridiques, celle-ci devrait se traduire, pour les
comédiens, par une autorisation de destruction d'un corps et une reconstitution
de matière.
Autre évolution envisageable, sur la scène du théâtre
cette fois : si les progrès de la technique de l'hologramme permettent de
reproduire parfaitement un acteur, celui-ci pourra, grâce à son double de
lumière, jouer simultanément la même pièce dans plusieurs théâtres.
A court terme, de nouveaux métiers pourraient donc
apparaître, comme agent de clones ou directeur de la distribution de clones. En
espérant que les réalisateurs gardent le dernier mot. A l'instar de Jean-Luc
Godard, qui disait en 1983 : « Ce que je voudrais, c'est pouvoir dire aux gens
de chez IBM : j'ai un bouquin de Françoise Dolto sur la religion et la psychanalyse,
j'ai deux personnages, Joseph et Marie, trois cantates de Bach, un bouquin de
Heidegger. Faites-moi un programme qui m'arrange tout cela. Mais ils ne peuvent
pas. Il faudrait que je le fasse moi-même etje n'ai pas envie d'y passer vingt
ans... »
Nicole Vulser
*Si les progrès de la technique de l'hologramme
permettent de reproduire parfaitement un acteur, celui-ci pourra «jouer »
simultanément dans plusieurs théâtres
Un signe des temps
Ce samedi je devais passer à
la banque pour effectuer un virement, tout y est automatisé et les employés de banque ne manipulent plus d'argent.
L’automate dévolu au virement ne fonctionnant pas j’ai du faire appel à leur
aide pendant qu’une jeune femme chic protestait au guichet d’une colère froide
devant l’impossibilité de résoudre une situation provoquée par une lacune
technique.
Je fis part de mes reproches
aux employés de banque, essayant de comprendre comment et pourquoi La caisse d’Epargne
qui auparavant était une banque populaire avec une mission de financement
collectif devient un espace de traitement financier sans aucune différence avec
la BNP et d’autres banques.
Il serait long de rédiger
tous les griefs que l’on peut faire aux banques. L’un des plus important est l’assujetissement
qu’elles produisent de fait car il est maintenant impossible de se passer d’un
établissement bancaire et pourtant il est aussi impossible de pouvoir agir sur
sa politique. De telle sorte que l’on a pas le choix, il faut se soumettre ou
périr…
Pas de compte bancaire pas
de citoyenneté.. Il m’est venu à l’esprit
qu’il est plus important au quotidien d’avoir une carte bleue valide qu’une
pièce d’identité.
La disparition de l’épargne populaire, la politique de financiarisation des
établissements collectifs ou semi publiques d’argent, l’ouverture du livret A
aux groupes bancaires privés, c’est à dire la disparition de l’épargne
populaire, la conversion de la Caisse d’Epargne en une banque classique sont
des signes des temps. On est en train de perdre des outils qui ont fondé la
sociale démocratie, à la place de les moderniser, de réfléchir à leur
adaptation aux conditions européennes, on glisse ses instruments d’équité
sociale et de richesse collective vers un usage privé et financier. Quand nous
avons voté « Non » à l’Europe nous n’avons pas compris qu’il fallait
la faire immédiatement et travailler en son sein à la défense de ce qui fait la
richesse de l’Europe depuis un siècle, c’est à dire une classe moyenne et un
prolétariat actifs et dynamiques défendus par des lois sociales.
La réforme Bonapartiste à laquelle nous sommes soumis depuis un an accélère le
pas vers la dilution du tissu social, créant de plus grand écart entre les
pauvres et les nantis, car la financiarisation de notre système économique ne
garantie aucune répartition descendante des richesses. Bien au contraire, je ne
saurais comment démontrer comment la richesse est centripète mais on comprend
bien son effet quand nous observons comment les institutions bancaires se sont ruées sur les subprimes , dans l’obsession du
court terme au mépris des règles de sécurité. (J’ai aussi l’intuition que les
règles de l’entropie gèrent aussi l’économie, le travail créé la valeur, c’est
une idée marxiste qui est toujours d’actualité).
Alors nous sommes dans un
réforme brutale, qui permet aux plus réactionnaires de jeter l’Europe et le l’eau
du bain sans discerner comment nos craintes et nos difficultés de réformes
durant ces vingt dernières années ont permis l’élection d’un président
bonapartiste qui engage des décisions à court terme qui auront des conséquences
désastreuses à long terme.
Alors que nous sont sommes
dans une situation où le quotidien doit être pensé à long et moyen terme tant d’un
point de vue social qu’environnemental, où la politique n’est plus envisagée
comme une forme philosophique sur le réel mais comme un moyen de gestion « marketé »
de la société.
C’est ainsi qu’une autre
réforme vient à jours, une nouvelle réforme est à l’œuvre dans les écoles, décidée par un groupe d’experts
anonymes, sans concertation avec les enseignants , elle réduit l’enseignement
artistique au profit de l’histoire de l’art, supprime les CAP et BT et bien d’autres
modifications désastreuses, alors que l’on devrait avoir un meilleur
encadrement et plus d’autonomie pour les écoles, une nouvelle oukase
ministérielle tombe.
Je ne souhaite pas jouer les
cassandres, je m’interrogerais plutôt sur la façon dont ces aberrations vont
provoquer un sursaut politique et social en France…
Mais je reste sceptiques tant que les français resteront attachés au pouvoir d’achat plutôt qu’aux réformes sociales, sommes nous plus soucieux de pouvoir nous ruer dans les hypermarchés que de justice sociale ?
![]()
tcpe
Paris
L'ECOLE EN DANGER
L'avenir de nos enfants menacé !
Le budget 2008 de rigueur pour l'Éducation Nationale nous concerne tous À L'ÉCOLE MATERNELLE ET ÉLÉMENTAIRE
- Révision des programmes axés sur la répétition mécanique plutôt
que sur la compréhension et la motivation des enfants
- Perte de 72 h de cours tandis que les programmes sont plus
lourds
- Augmentation du nombre d'élèves par classe
- Demande d'heures en plus, avant ou après la classe, pour les élèves en
difficulté !
- Fermetures de classes en vue !
- Abandon des projets d'écoles artistiques et / ou
culturels
- Affaiblissement du RASED
- Remise en cause de l'utilité des premières années de l'école
maternelle
- Mise en œuvre du logiciel Base élèves : nos enfants sont fichés,
on ne s'en fiche pas !
AU COLLÈGE ET AU LYCÉE
- Suppression de 2102 postes d'enseignants en Île-de-France
- Recours massif aux heures supplémentaires qui mettent en cause la
continuité des
enseignements
- Classes surchargées pas assez de dédoublement des cours de langues
- Abandon contraint d'options
- Bac pro en 3 ans assorti du projet de suppression des
BEP
- Remise en cause des actions de soutien et des dispositifs
pédagogiques innovants
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A tous les niveaux : l'école, c'est pendant
l'école, pas après, ni pendant les vacances !
Mobilisons-nous et obtenons le retrait des réformes annoncées ! Obtenons des budgets ambitieux permettant de transformer l'école !
Samedi 24 mai 2008 RER
Luxembourg à 14 h 30
Rendez-vous Fcpe à 14 heures devant le RER
NOUS, PARENTS, SOYONS NOMBREUX A CETTE
MANIFESTATION !
24 mai 2008
La figure de l'artiste et ses modèles
Souvent
dans l'enseignement artistique on donne l'artiste pour modèle,
Fillioud, Warhol, Beuys et Duchamp sont les formes tutélaires
récurrentes. Il m'est avis qu'il est illusoire de se passer de modèle.
L'idée de l'avènement Marxiste où l'humanité sera suffisamment mature
pour vivre rationnellement n'est pas encore à l'ordre de jours. Une
posture rationnelle permettrait éventuellement de se passer de modèle
pour assumer totalement la dialectique de l'expérience. Alors en
attendant les Ecoles d'Art consomment des modèles et les dupliquent "ad
nauseam".
Ils sont contenus dans les nécessaires références du métier.
Néanmoins une autre stratégie peut être adoptée : la référence
hétérogène car le mobile de la création n'est pas l'unique propriété
des plasticiens. Ecrivains, musiciens, philosophes et mathématiciens
sont tous soumis à cette nécessité d'inventer des mondes. Ils ont tous
dévelopé des postures inventives, propices à la création.
James Joyce est exemplaire dans ces termes car son oeuvre est "le moteur de l'invention"
L'excellente préface de Richard Ellman dans son ouvrage biographique sur James Joyces édité dans la Collection Tel des éditions Gallimard décrit formidablement sa posture et son idiosyncrasie créative.
Chaque fois que je
songera ce fourneau exsangue, Shem Skrive-nitch, qui ne cesse
de coupen ma prhose pour le plaisir de sa phrase, horridieu, je déclare qu'il me casse les pieds. Pourrais parier qu'il commence sa béogreffraie avec des paillardises bourbasines.
Finnegans Wake (423).
Nous n'avons pas
fini d'apprendre à être les contemporains de James Joyce, à comprendre notre
interprète. Ce livre pénètre dans la vie de Joyce en vue de refléter l'incessante et
complexe union
des faits et de l'art. La vie d'un artiste, et particulièrement celle de Joyce,
diffère des vies ordinaires en ce que les événements y deviennent des sources
d'art, dans le moment même où ils s'imposent à son attention. Au lieu de laisser chaque
journée, poussée par la suivante, tomber dans un imprécis souvenir, il remodèle les
expériences qui l'ont modelé lui-même. Il est à la fois le prisonnier et le libérateur. A
son tour, le remodelage de l'expérience
devient une partie de sa vie, une autre de ses récurrences telles que le réveil ou le sommeil. Le biographe doit mesurer en chaque moment la participation de
l'artiste à deux processus
simultanés.
Les moments
individuels sont souvent indistincts. Mais leur évidence s'accumule avec celle des
moments distincts : de petits détails commencent à se dessiner, alors qu'ils ne
semblaient encore que se multiplier ; certains traits deviennent répétition ; une
énergie centrale paraît les susciter plus que les assembler et dans cette
énergie l'artiste et l'homme se règlent l'un sur l'autre. Au respect que dès
l'abord provoque Joyce se mêle une affection grandissante. .Il aimait se
dénigrer, et l'on pardonnera à ceux qui, tout à fait étrangère aux écrivains irlandais
de l'époque. Yeats était un aristocrate qui exigeait des distinctions entre
les hommes et Joyce ne songeait qu'à les annuler. Shaw voulait bien accepter n'importe qui pourvu
qu'il restât éloquent et Joyce prenait pour héros central un homme sans éloquence,
tout en foucades et sursauts, privé du désir que lui veut Shaw : être
emphatique ou convaincant. Joyce traite dans ses livres le thème de Tristan et Iseult que ses camarades de Dublin
rafraîchissaient paradoxalement sous les
noms irlandais plus anciens de Naisi et de Deirdre, mais l'histoire d'amour ne l'intéresse guère : son
intérêt va au mari et à sa banalité.
Terne sous tant de rapports, incapable de pêcher des poissons ou des comtesses comme Hemingway ou de passer l'éponge sur ses fautes comme Faulkner ou
de siéger dans des comités comme C. P. Snow, Bloom est l'humble vase choisi pour recueillir et transmettre sans conteste les
meilleures qualités de l'esprit. La
découverte de Joyce, si humaine qu'il eût été embarrassé de l'extraire du contexte, fut que l'ordinaire est l'extraordinaire.
Pour parvenir à cette conclusion, Joyce
dut considérer comme réunis les points de vue que d'autres avaient séparés : d'une
part que la vie est inexprimable et qu'elle doit être mise à nu, d'autre part qu'elle est ineffable et
qu'elle doit livrer son essence. La nature
peut bien être un document horrible ou une révélation secrète ; tout peut être résolu en corps brut ou en esprit et en composés mentaux. Joyce vivait entre des
antipodes et au-dessus d'eux : ses brutes offrent une merveilleuse capacité de
méditation, ses purs esprits trouvent des corps collés à eux sans remords. Lire Joyce, c'est voir la réalité rendue
sans la simplification des divisions
conventionnelles.
Un amalgame inattendu consiste chez lui à réunir la
beauté et son contraire. Quand Livia Svevo apprit que Joyce dans Finne-gans Wake faisait de sa
flottante chevelure le symbole de l'adorable rivière, la Liffey, elle fut
flattée, mais quand elle sut que dans cette rivière deux lavandières nettoyaient du
linge sale, elle éprouva du dégoût4. Pour Joyce, la juxtaposition était
simple et
naturelle. La rivière est adorable et bourbeuse ; Dublin est doux au cœur et sale ; de même, l'esprit
et le corps. En théorie, nous admettons ces
combinaisons, mais en pratique nous maintenons leurs éléments dissociés. Joyce ne le fait jamais. Quel autre héros de roman a des poux comme Stephen Dedalus ?
Mais ces poux sont des poux
baudelairiens qui s'accrochent à l'enveloppe de l'âme comme à celle du corps.
Quel autre héros défèque ou se masturbe
sous nos yeux comme Bloom ? Joyce ne nous rend pas facile l'exercice du mépris ou de l'adoration. Si
nous allons à lui avec l'idée qu'il
peut être l'apôtre de la fraternité, il nous montre des frères en violente querelle. Si nous allons à
lui pour trouver un défenseur de la
famille, il fait de son héros central un cocu. Si nous lui demandons de célébrer l'individu isolé,
il nous le montre hargneux et sans
défense en vertu de cet isolement même. Si nous attendons un porte-parole de la vie, il nous présente à la mort. L'élément qui réconcilie est l'imagination,
laquelle, par le moyen de
l'intelligence, joint les extrémités opposées de l'esprit et rend soudain
grégaires nos dissemblances supposées.
Joyce est le
porc-épic des auteurs. Ses héros sont à rebrousse-poil : le jeune
homme impossible, l'adulte passif, le barbon à whisky. Il est difficile de les aimer,
plus difficile de les admirer. Joyce le préfère ainsi. Une sympathie non équivoque serait romancée. Il dépouille l'homme de ce que nous
sommes accoutumés à respecter, puis il requiert de nous cette sympathie. Pour Joyce, comme pour Socrate, comprendre, c'est lutter
et, si possible, en humiliant. Nous
nous rapprochons de lui en franchissant
les obstacles de nos prétentions, mais en même temps il met encore notre
vaillance à l'épreuve par la difficulté de son langage. Il exige que nous nous adaptions, dans la forme
aussi bien que dans le fond, à la nouveauté de son point de vue. Ses
héros ne sont pas faciles à aimer, ses
livres ne sont pas faciles à lire. Il ne souhaite pas de nous conquérir, mais il veut que nous le conquérions. En d'autres termes, il ne nous
invite pas, mais la porte reste
ouverte. Il n'est pas aisé non plus de pénétrer dans sa vie avec l'abandon de la camaraderie. « Un
homme de peu de vertu, enclin
à l'extravagance et à l'alcoolisme5 », a-t-il dit de lui-même à C.
G. Jung, et à Louis Gillet, l'académicien français qui voulait faire son éloge : « Ne faites pas de
moi un héros. Je suis simplement
un homme moyen. » II s'entourait de gens pour la plupart inconnus : des garçons
d'hôtel, des tailleurs, des fruitiers, des portiers, des concierges, des employés de banque, et
cet ensemble était aussi
nécessaire à son tempérament que les marquis et les marquises à celui de Proust. Quand on lui
disait qu'il perdait son temps, il répondait :
« Je n'ai jamais rencontré tout à fait
étrangère aux écrivains irlandais de l'époque. Yeats était un aristocrate qui exigeait des distinctions
entre les hommes et Joyce ne songeait qu'à les annuler. Shaw voulait bien
accepter n'importe qui pourvu qu'il restât éloquent et Joyce prenait
pour héros central un homme sans éloquence,
tout en foucades et sursauts, privé du désir que lui veut Shaw : être
emphatique ou convaincant. Joyce traite dans
ses livres le thème de Tristan et Iseult
que ses camarades de Dublin rafraîchissaient paradoxalement sous les noms irlandais plus anciens de Naisi
et de Deirdre, mais l'histoire
d'amour ne l'intéresse guère : son intérêt va au mari et à sa banalité.
Il n'est pas aisé non plus de pénétrer
dans sa vie avec l'abandon de la camaraderie. « Un homme de peu de vertu, enclin à
l'extravagance et à l'alcoolisme5 », a-t-il dit de lui-même à C. G.
Jung, et à Louis Gillet, l'académicien français qui voulait faire son éloge : «
Ne faites pas de moi un héros. Je suis simplement un homme moyen. » II s'entourait
de gens pour la plupart inconnus : des garçons d'hôtel, des tailleurs, des
fruitiers, des portiers, des concierges, des employés de banque, et cet ensemble était aussi
nécessaire à son tempérament que les marquis et les marquises à celui de Proust.
Quand on lui disait qu'il
perdait son temps, il répondait : « Je n'ai jamais rencontré un raseur6
», remarque qui chez la plupart des écrivains aurait une résonance purement sentimentale. La preuve de sa sincérité est donnée par les milliers de phrases de ces amis
obscurs qu'il a recueillies pour
emplir ses livres. « Ce livre-ci, disait-il à Eugène Jolas en parlant de Finnegans Wake, a été
écrit par les gens que j'ai rencontrés ou connus7. » Son
contemporain John Synge écoutait les gens
par un trou du plancher ; Joyce les rencontrait face à face, aussi simple dans
son attitude qu'intransigeant dans son vouloir. On faisait de lui un
lion, mais il ne rugissait pas.
Si nous demandons à Joyce de chevaucher la littérature comme un colosse, il nous décevra. Aucun général
n'est venu lui présenter ses hommages, nul ne l'a appelé le Sage de
Dublin. Comme il l'indique assez lui-même,
aux yeux du monde il débuta en
mauvais garçon et finit en vieux bonhomme. Il y a bien des reproches à lui
faire : son insouciance à l'égard de l'argent, son goût de l'alcool et
d'autres traits qui manquent de majesté et de décorum.
Pourtant, comme Parsifal, nous avons à poser la question qu'il posait lui-même : « Qui est bon8 ? »
Prophétiquement, il appelait les
biographes des « biogriffes » (biografiends9), mais il leur fournissait de quoi observer leur
sujet en toutes postures en vue de le connaître. Sa passion pour la vérité, si amère qu'elle soit, est une maladie contagieuse
qu'il voudrait communiquer à ses lecteurs et admirateurs.
Pourtant, de même que la noblesse de
ses héros prend peu à peu le
pas sur leur manque de gloire, l'artiste tenace, rivé à son idée, surmonte peu à peu cette vie vagabonde et
obérée, où Joyce poursuivait
élégamment sa route. Implicitement, son œuvre offre une notion nouvelle de
grandeur, qui ne cherche pas à rayonner, mais qui creuse et parfois atteint la surface du verbe ou de l'action. Ce genre de grandeur peut se découvrir
aussi dans sa vie sous le camouflage
des faiblesses. Restreint, personnel, insouciant et en même temps
sachant tout embrasser, inflexible et grandiose,
tel est le style de la grandeur de Joyce, un style aussi ardu, mais finalement aussi fertile, que celui de
Finnegans Wake.
22 mai 2008
theorie des graphes et la combinatoire des relations dans une famille de quatre personnes
Nous sommes une famille de quatre personnes, combien de dynamiques interpersonnelles pouvons créer :
Un problème que j'ai posé qui a été résolu par mon ami Fred
en comptant comme ça
les relations unaires à 2, 1+1, ça fait 6
es relations unaires à 3 1+1+1, ça fait 4
les relations unaires à 4 1+1+1+1, ça fait 1
les relations binaires à trois 2+1, ça fait 6
les relations binaires à quatre 2+2, ça fait 3
les relation ternaires à 4 3+1, ça fait 4
j'arrive à un un total de 24
je n'ai pas compté les relations unaires à 1 tout seul, binaires à 2 tous seuls, ternaires à 3 tous seuls, et quaternaires à 4 tous seuls d'après moi chaque personne est déjà au moins quatre elle même, deux de plus
que ceux qui pensent en nous d'Hannah Arendt. Deux donc qui conversent (la pensée), un en retrait qui fait le relationnel et regarde l'image, essaye maladroitement de faire un tout unique, et puis la part animale. Si deux personnes sont en relation en mettant en jeu une seule de leur personne, il y a déjà 16 modes de rapport. Si je reprends le dénombrement précédent
6 x 16 + 4 x 64 + 1x256 + 6 x64 + 3 x 256 + 4 x 256 = 2784
je me trompe peut-être dans ces calculs, mais c'est sûr, il y a de quoi
vous amuser quelque temps...
Une idée graphique du problème :

Dans l'introduction de Mille Plateaux Gilles Deleuzes et Félix Guattari décrivent leur collaboration sous la forme d'une dynamique binaire composant une mutiplicité. Cette description a retenu mon attention et l'on peut trouver des analogies avec le problème de la dynamique des composantes familiales.
Ce parragraphe se termine sur la disparition du "je", non pas qu'il faille dogmatiquement effacer l'ego, mais que la complexité de ces dynamiques font que "je" n'ait plus une grande signification...
Dans ce cas la composé de deux éléments est supérieure à leur somme.
"Nous avons écrit l’Anti-Œdipe
à deux. Comme chacun de nous était plusieurs, ça
faisait déjà beaucoup de monde. Ici nous avons utilisé tout ce qui nous approchait, le plus proche
et le plus lointain. Nous
avons distribué d'habiles pseudonymes, pour rendre méconnaissable. Pourquoi avons-nous gardé nos noms
?
Par habitude,
uniquement par habitude. Pour nous rendre méconnaissables à notre tour. Pour
rendre imperceptible, non pas nous-mêmes,
mais ce qui nous fait agir, éprouver ou penser. Et puis parce qu'il est agréable de parler comme tout le monde,
et de dire le soleil se lève,
quand tout le monde sait que c'est une manière de parler. Non pas en arriver au point où l'on ne dit
plus je, mais au point où ça
n'a plus aucune importance de dire ou de ne pas dire je. Nous ne sommes plus nous-mêmes. Chacun
connaîtra les siens. Nous
avons été aidés, aspirés, multipliés".
L'Anti-Oedipe, édition de Minuit.
20 mai 2008
Carnets et travaux préparatoires aux peintures
12 mai 2008
Souvenir de Mai 68...
Quand les pères sont devenus des copains... On ne comprenait plus pourquoi nous recevions des claques...
Nous avons assisté à la célébration de Mai 68, les anciens combattants rabachant leurs histoires et les jeunes péroraient leur admiration.
Si les enfants étaient sensés être libre dans ma colonie de vacance, nous étions soumis à une double contrainte. La liberté d'un enfant atteint rapidement l'énervement de l'adulte quelque soit son idéologie.
Nos moniteurs nourris des récentes doctrines libertaires alors sévissaient rapidement.
Alors que beaucoup d'idées intéressantes ont été mis en route en Mai 68, rares sont ceux qui ont assimilé et expérimenté les paradoxes et les contradictions engendrées par les récentes doctrines éducatives.
Je me souviens de Jean François Bizot disant que ceux qui racontent Mai 68, c'est qui ne l'ont pas vraiment vécu.
11 mai 2008
Exposition "l'Entre Images" à l'Ecole européenne Supérieure de l'image à Poitiers vient de s'achever
L'Entre Images Ecole Européenne de l'Image de Poitiers
Exposition de Stéphane Trois Carrés Mai 2008
Voir la Video de l'Exposition sur Dailymotion
les photos de l'exposition sur le site http://chronographisme.free.fr/
Cette exposition montre des pièces conçues au cours de ces cinq dernières années,
je l'ai souhaitée de conception simple et didactique car elle a lieu dans un établissement d'enseignement supérieur artistique. Composée de vidéos et de peintures numériques, je cherche à privilégier un état de l'esthétique des transitions. Les travaux présentés soulignent des axes entre la peinture, la vidéo et les oeuvres algorithmiques.
Le texte ci-dessous est installé à l'entrée de l'exposition, il définit le champ esthétique de l'exposition.
Peinture et vidéo, la fusion asymptotique
Alors que la vidéo et
le cinéma
déterminent
un cadre qui se déploie dans le temps, la peinture est
une synthèse spatiale, qu'elle soit rétinienne ou abstraite, elle est souvent synthétique. Le temps n'ayant
que peu de rôle
à
jouer si ce n'est dans l'esprit de l'observateur. Souvent il est d'usaqe
d'opposer les pratiques artistiques analogiques aux pratiques digitales.
Pourtant, les notions
d'interaction entre l'œuvre
et son public sont antérieures à la
découverte
effective de l'interactivité. L'objet esthétique immatériel précède l'invention de
l'ordinateur. Le regard panoramique existait dès le XVIe
siècle
?
Seulement les avancés technologiques ont donné la possibilité effective aux
choses de se faire. Alors
peut-on imaginer un rapport entre la peinture et la vidéo qui
dépasse
les éclairages
conventionnels ?
La vidéo procéderait-elle d'un projet universel élaboré à la Renaissance qui se serait inventé de nouvelles dimensions au début du XXr siècle ? La combinaison de l'objectif et d'un moyen de restitution immédiat, la digitalisation de l'image et son analyse numérique permet d'étendre le regard, fusionnant ainsi le monde nouménal* au monde phénoménal. Le paradigme d'un monde de matière se transformant en un monde d'information. La matière devenant énergie, l'esthétique de l'immatérialité tant annoncée n'est-elle pas la réalité majoritaire de notre monde ?
*Kant distingue deux catégories de monde : le monde phénoménal, celui des objets, des êtres matériels et le monde nouménal celui de la pensée, des idées et des concepts. Ce terme vient de Noos qui signifie esprit en grec.
Ainsi, le geste du peintre et le tableau seraient devenus des
fonctions abstraites qui jouent entre elles. En montrant quelques
œuvres
et quelques exemples Stéphane Trois Carrés présentera comment le
temps et l'espace se sont dilués
dans une
trame dynamique d'opérations abstraites
L'exposition commence avec "les esquisses vidéo" et les deux groupes de trois peintures. Telles des peintures mutantes, elles montrent la synthèse de deux peintures codées avec les outils de morphing. Au lieu de rajouter une peinture supplémentaire dans ce monde, je présente une peinture qui aurait pu être...
Sur le mur central, on voit six écrans diffusant des "esquisses vidéo"
"1 est 2", "Ensemble N", "3e chaos", "Topologie de l'intuition", "Penser comme..." et "furtif " sont autant de pièces jubilatoires et discrètes explorant les possibilités informelles de l'image de synthèse, du compositing et de la vidéo.
Les peintures sont présentées par groupe de trois, deux peintures existantes sont combinées pour fabriquer un peinture virtuelle, tirée sur toile avec un système de jet d'encre.
Dans la partie suivante on peut voir trois vidéos, dont deux linéaires "Morphogénèse" et "WWoES", la dernière "Soixante Secondes" aurait du se nommer selon Hubertus Von Amelunxen "Temps en vrac"...
C'est une vidéo dont le montage est procéduralisé en temps réel de façon aléatoire. Une après midi à l'extrémité du Quai de Floride, la séquence passe de l'éblouissement à la cécité avec de nombreux jeu d'observations, notamment la planète Vénus qui se lève à l'horizon, un paquebot qui allument tous ses feux,
et des phares qui clignotent comme autant de Quasar au fond du cosmos.
Cette pièce a été coproduite par l'EESI, Art Malta, Trois Carrés, la programmation est de Jeff Guess.
Soixante Secondes, photos, vidéos et images de synthèse, 5'30''
Quand Hugh Everett énonce la théorie des univers parallèles en physique quantique ; s’opposant ainsi à l’idée probabiliste majoritaire de l’interprétation de Copenhague soutenu par Planck et Heisenberg, il ne savait pas qu’il conforte épistémologiquement l’intuition des auteurs de science fiction…
Les mondes possibles sont une éventualité de description de notre univers.
A chaque instant se créé une série de mondes possibles issus de l’instant précédent.
La morphogénèse de l’Univers se constitue sur des instants indivisibles : les vidéogrammes.
Ils produisent des inter-images à partir de leur procéduralisation.
Au cours de sa diffusion l’image devient un potentiel continu qui peut s’immerger dans des Univers parallèles.
Morphogénèse, photos, vidéos et images de synthèse, 5'30''
Wonderful Widow of Eighteen Spring
WWoES image de synthèse 3'30''
Je tiens à exprimer mes vifs remerciements à l'équipe de conception de l'exposition, Sébastien, Denis, Patrick, Jean Michel pour la qualité de leur travail et leur souci de rigueur esthétique ainsi qu'une attention particulière à Jérome Grellier Technicien Informatique et video de grand talent, disposnible et compétent.
Je tiens aussi à dire mon amicale gratitude à Jean Jacques Gay qui a su faire de cette exposition un évènement de grande qualité, combinant ainsi une gestion et direction artistique pertinente et respectueuse de l'esprit de l'artiste.
Mes remerciements vont aux Directeur général Hubertus Von Amelunxen et Directeur pédagogique de Poitiers Michel Bompieyres pour avoir su rendre possible cette exposition...







