beyondinfinite

Quelques idées éparses sur le monde et son fonctionnement

29 avril 2008

notes rapides d'une conversation avec Hubertus Von Amelunxen

Une récente conversation avec Hubertus Von Amelunxen m'apprend qu'un auteur nommé Gregory Ulmer a écrit en anglais des livres rendant la pensée de Derrida accessible.
L'idée m'amuse ; et en particulier il existe un ouvrage intitulé "Video art with Derrida", il existe aussi une grammatologie pour le grand public...
J'aime la façon dont les philosophes anglosaxons nous rendent nos auteurs sous l'éclairage d'un nouveau regard. La pensée est toujours une interprétation, quand deviendrons-nous tolérant à la liberté de la traduction et de l'interprétation. Serait fou qui prétendrait avoir été dans l'intelligence de Derrida quand ses concepts ont pris forme...
Il y aura toujours une distance entre nos consciences... Le langage est un malentendu, c'est cela aussi la liberté. Depuis de nombreuses années les philosophes américains lisent les philosophes français avec leur grille analytique et pragmatique, ils nous rendent des versions inattendu débarrassée de nos lourdeurs rhétoriques.

La conversation fut brève et riche ; mes lacunes en architecture s'effacent au fur et à mesure de mes lectures et de mes conversations.

La semaine dernière, je ne connaissais ni Georg Simmel, je ne me souvenais plus de Greg Lyn et Cedric Price. Je ne savais rien de la Endless House et de l'embryological house...

Par un heureux hasard j'ai mis la main sur un ouvrage de Georg Simmel qui parle de l'urbanisme. C'est merveilleux car j'ai l'impression de lire Erwin Panofsky pour l'architecture. J'en parle à Antonella Tuffano, écarquillant les yeux, elle s'étonne de mon ignorance. Je ne connaissais pas le créateur de l'Ecole de Chicago. Depuis je tourne autour délicatement afin d'en extraire l'essence...

C'est un sociologue berlinois dont les travaux ont porté sur la mégalopole. Il a montré combien cela était un espace de liberté. Il a beaucoup travaillé à définir une terminomogie pour l'urbanisme.

Hubertus Von Amelunxen me parle aussi de Greg Lyn et Cedric Price  deux architectes contemporains dont les travaux sont visionnaires.

Posté par troiscarres à 21:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Anamnèse et histoires intimes

L'exposition Louise Bourgeois a lieu au Centre Georges Pompidou actuellement. On peut y voir se déployer élégamment les pièces finement réglées de l'artiste. Des installations, des sculptures et peu de peintures bien plus de dessins sont présentés dans un parcours étroit. L'oeuvre de Louise Bourgeois s'étend sur une durée impressionnante, cela fait quatre vingt ans qu'elle oeuvre à manipuler et figurer ses souvenirs et ses obsessions.
"L'anamnèse" c'est bien le mot car il s'agit de fouiller dans son histoire intime et de redonner formes à ses expériences dans un langage d'objets et de formes personnel. L'exposition donne cette impression que l'on puisse parcourir dans sa conscience et voir comme autant d'images mémoriels la recombinaison imaginaire de son expérience.
Cette intimité accompagnée par une anamnèse me rappelle aussi les travaux d'Annette Messager, puis ceux de Sophie Calle... Qui ont toutes exposé récemment à Beaubourg. Boltanski devrait éventuellement clore la marche des artistes qui travaillent avec le passé. Fort heureusement pour les féministes Shirley Jaffe expose à côté chez Nathalie Obabdia, offrant une peinture rigoureuse, abstraite, jubilatoire, enthousiaste et Rock'n'Roll débarrassée des vieilles lunes égotiques qui permettent de rédiger des romans ennuyeux...
Fort heureusement Louise Bourgeois ne se résout pas à cela, elle emporte avec elle l'énergie surréaliste, elle la traduit au présent.
Mais on peut rester surpris de cette constante inclination pour des oeuvres qui développent le passé individuel, aveugle à ce que pourrait être l'autre. Souvent on a l'impression de visiter une conscience sans avoir d'autres choix que d'acquiéser à la beauté de cette âme. Les conservateurs de Beaubourg nous habituent à cela.

Posté par troiscarres à 09:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

Esquisses sur la question la vérité et du relativisme

Quel statut donner à la vérité en ce monde de globalisation et d'oukases pragmatiques du libéralisme ?

La vérité a t-elle encore une valeur universelle et partagée ou est-elle l'expression d'une conviction intime irréductible à l'individu qui l'affirme ?

La vérité appartient à tous et chacun, elle est l'enjeu des rhétoriques, floue et furtive, certains l'on vu, tous veulent la voir, mais aucun ne sait où elle est.

Il fut un temps où elle apparaissait comme indiscutable et universelle. Propriété exclusive des maitres elle en étaient l'outil, prononcée verticalement ceux qui devaient l'entendre devaient s'y soumettre. Ce n'était pas la vérité, ce n'était que son nom.

On peut s'interroger sur la forme que prend la vérité et l'usage que l'on en fait. On sait qu'elle peut être vitale aux assises, car elle est le bien exclusif de la victime et de l'innocent mais aussi l'éclairage du coupable.
Alors serait-elle morale ?
La vérité comme garantie de la morale, révélation d'un monde partagé où tous pourraient implicitement se soumettre à cette opinion. "Cette chose là est juste car c'est la vérité" pourraient-il affirmer.

Elle est convoquée indifféremment sur des questions d'être et d'objet,
elle participe à l'universalité des droits de l'homme comme une forme immanente et rationnelle.
La vérité est ainsi indiscutable car éclairée de la légitimité de celui qui se l'arroge...
Universelle elle est pourtant relative, propre à chacun dans le fort intérieur de sa conviction et de son expérience. Une et multiple la vérité a beaucoup de difficulté à conserver sa forme immaculé
de la raison. la vérité est complexe, voir rhétorique soumise à la rigueur de l'éclairage du moment.

La vérité reste complexe à aborder car c'est le travail du philosophe de la dessiner. Son double statut de forme indiscutable une fois acceptée et de forme discutée tant qu'elle n'est pas encore définie, la rend fragile tant que le travail de définition n'est pas achevé.

Soumise parfois à l'arbitrage elle encore plus fragile car elle est chargée de la parole humaine. La vérité mathématique reste ontologiquement fragile et ne possède pas de garantie universelle.

la question sur la nature de la vérité permet de remettre en place la mode du relativisme post-moderne qui s'étend comme un diktat brouillant les efforts de distinction, si tout l'opinion de tous est légitime, comment sefait-il que certaines puissent être plus entendues que d'autres, si chaque opinion est l'expression de sa vérité personnelle,cette notion disparait-elle dans la diversité. La vérité n'existerait que sur des fondement uinversels. Elle ne peut s'étayer sur un relativisme indélicat.
Défendre la vérité, c'est aussi affirmer des règles communes à tous, c'est à dire croire en l'état de droit et dans l'humanisme. c'est avoir confiance dans le débat.

en construction...

Posté par troiscarres à 13:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 avril 2008

L'image / mouvement comme le signe d'une révolution paradigmatique

Alors que l'image envahit notre univers ses modes de conception deviennent de plus plus diversifiés et son usage de plus plus unidimensionnel. En observant la façon dont l'image est articulée avec le dispositif technico scientifique nous pouvons comprendre les paradigmes physiques en cours car l'image, ses symboles et ses modes de productions sont étroitement liés à la culture de la civilisation qui les emploie.

On devrait pouvoir faire une anthropologie culturelle des images et de ses modes de production.
Ce constat est d'autant plus important  que l'histoire contemporaine à vu trois paradigmes de production d'image.

3 paradigmes

Le paradigme Newtonien objectivant le monde à partir de l'analyse, mécaniste, fondé sur la projection, et les rapports géométrique. Combinant les projets esthétiques de la Renaissance aux progrès techniques sur la mesure du temps (ingéniérie métallurgique), l'optique (trigonométrie et taille des lentilles) et la chimie (manipulation de l'oxydation)

C'est le monde de la caméra cinématographique, une boite en bois la caméra obscura, l'optique une lentille la focalisation, une horloge l'obturateur couplée à un ressort et la chimie le sel d'argent trace le passage de la lumière. Le dispositif dont le premier usage est de faire du théâtre et de la pretidigitation prolonge les arts collectifs mais aussi donne la possibilité à l'image mobile de se développer en masse comme l'image fixe la fait au siècle précédent avec la lithographie et les techniques d'estampes. L'Europe du XVIIIe siècle verra naitre  à travers un réseau d'éditeurs et d'imprimeur la première distribution massive de biens esthétiques, des graveurs vendues par des marchants ambulants permettait l'accès au plus grand nombre aux image spieuses mais aussi à des oeuvres édifiantes et morales (les peintures de Greuze) ou des copies des grandes galeries d'art. Le cinéma apparit ainsi comme une suite logique d'une évolution technique qui ne fera que de s'amplifier au cours des derniers siècles. l'image se multipliant tant en masse, qu'en qualité ou en diversité. Cette évolution se fait sur deux siècles, quoique beaucoup plus lente que le développement des outils numériques elle est aussi un indice des accélérations technologiques du XXe siècle.
(On pourra remarquer que cela fait trente ans que l'on ne donne plus d'images aux enfants dans les écoles, car cela n'a plus de valeur)

Le cinéma est l'apogée de ce courant alors que son temps s'achève au début du XXIe siècle, il fut complété durant cinquante ans par la vidéo qui permit d'amplifier ses productions en les diffusant en permanence et en créant un nouveau marché. Mais la vidéo n'a pas été que la possibilité de retranscrire les films. Ce fut aussi la découverte de nouveuax répertoires et de nouveaux spectacles. Ce fut aussi la réduction de la distance entre le créateur et son spectateur, entre l'émetteur et le récepteur. Ce fut la possibilité du spectacle direct pour tous et chacun. La vidéo est une modification pardigmatique de l'image mouvement au sens où elle se dégage de distances et du temps. Les écrans mobiles, rapidement accessibles et peu onéreux permettent de fabriquer un art de masse, accompagnant le développement l'électricité individuelle dans son expansion. La vidéo est fondée sur plusieurs principes issus des découvertes de Ferdinand Braun (le tube cathodique), Pierre Curie (la piézo éléctricité), Einstein ( l'équivalence électron et photon), la rémanence magnétique et la radiodiffusion (Branly). L'ensemble de ces découvertes se distribuent de la moitié du XIXe siècle au début du XXe siècle, il faudra pour populariser cette technologie inventer l'électronique en concevant le transistor en 1950. Ainsi on peut mieux comprendre comment après l'apparition d'une industrie massive des images le cinéma, on apporte une nouvelle couche technologique permettant d'en faire un usage plus souple et plus rapide, permettant comme la radio d'apporter les spectacles dans les foyers.

La paradigme de Nobert Weiner et Claude Shannon
La révolution sociologique est à l'oeuvre en 1940 alors que Claude Shannon et Norbert Wiener élaborent une théorie de la communication basée sur les équations de la thermodynamique. Ils dépouillent l'information de sa charge subjective pour l'introduire dans le champs de la physique en la soumettant aux règles de diffusion, d'usure, de répetition. Un son, une image deviennent des informations aus ens physique du terme. On peut ainsi les convertir en énergie c'est à dire en électron.
L'électron est une information, manipulable, les deux paradigmes précédents opèrent en substrat d'un système où l'on manipule plus que de l'information, le dispositif technique est devenu extremement souple.Le temps et l'espace sont une matière en soi. la procédure est révolutionnaire au sens ou une information physique porte une information au sens conceptuel. Cette morphologie porte un signe qui peut agir sur son récepteur. L'apparition de l'algorithmique permet d'élaborer les règles logiques de manipulation de l'information physique pour transporter une méta information lisible par tous (des images et des signes)
On constate que ce processus sur trois paradigmes tend à passer vers un monde abstrait de manipulation de signe. Mettant à distance la matière et la trace (processus analogique) pour anihiler les obstacles spatio-temporels.

Faut-il s'inquiéter de la disparition de la trace, sommes-nous à l'aube d'un nouveau genre humain, après l'homo technologicus, l'homo nouménal ?

Posté par troiscarres à 07:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une hypothèse étrange, instable et mal étayée...

Des physiologistes  ont demandé à des sportifs de haut niveau d'imiter ce que pouvaient faire des enfants dans la cour de récréation, ils n'ont pas tenu trois heures. Le rythmes des bambins est incomparable à celui des adultes. Il suffit de quelques secondes d'arrêt pour que l'enfant puisse récupérer alors que l'adulte doit bénéficier d'une interruption beaucoup plus longue.
L'être humain n'est pas le même durant son existence et l'anecdote sur les capacités physiologiques de l'enfant me font penser que si ce sont des humains, les adultes et les enfants ne sont pas les mêmes humains. Car ces différences physiques jouent aussi sur le plan intellectuel. Jean Piaget a bien montré comment l'esprit de l'enfant se déploie en strates d'expériences qui forment sa pensée logique. L'enfant opérant sur le champ conceptuel beaucoup plus vite que l'adulte.
Par ailleurs l'adulte doté de sa théorie du monde (tout le monde en possède une énoncée ou implicite) a de nombreuses difficultés a appréhender l'univers de l'enfant. C'est ainsi que l'on s'aide de théories psychologiques pour comprendre une période que nous avons tous vécue dont nous avons gardé le souvenir de quelques expériences prégnantes qui sont la base de la psychologie de l'adulte.
Cette abondance de regards adultes et doctes sur l'enfant me porte à imaginer la proposition suivante :
L'enfant et l'adulte sont des êtres humains totalement différents, la puberté les séparent.
Cette transformation modifie totalement le projet physiologique de l'individu. Doté d'une sexualité, le corps réorganise son énergie autour des potentialités de perpétuation de l'espèce ou de ses conséquences. L'enfant est pourvu d'une sexualité non opératoire au sens où ses organes ne se sont pas maturés pour aboutir à la parturition. Aussi sa sexualité reste exploratoire et fantasmatique.
L'énergie de l'enfant, son efficacité à être, sa capacité à intégrer et récupérer en font un humain exemplaire.
Anthropologiquement cela fait peu de temps que l'humanité a repoussé l'âge moyen de la mort d'un adulte, auparavant il était normal de voir un trentenaire ou un quadragénaire mourir d'accident ou de maladie, rares étaient les humains mourant de vieillesse.
L'enfant ne serait-il pas l'humain idéal au sens ou son énergie et son rapport au monde est efficace, totalement voué à son développement, il n'intègre pas la sexualité active et ses conséquences ; en constant développement, il acquiert des nouvelles compétences en permanence.
La puberté rompant ce développement afin de rentrer dans un cycle déclinant dont les processus d'adéquation au monde sont très différents.
cette réflexion me porte à imaginer les propositions suivantes :

Que serait l'humanité si nous n'avions pas de transformation radicale où le développement de l'individu continue à se faire durant toute la vie ?
Imaginez un grand enfant de 110 ans (10 ans)...

Doit-on imaginer une révolution anthropologique où l'humain se spécialise dans la vieillesse... Où le déclin reste constant ?

Imaginons une phase plateau ou l'être humain à environ soixante ans , légèrement presbyte et sourd, moins souple, la tonicité cardiaque en baisse, le cheveux grisonnant cet humain est majoritaire...

Notre révolution conceptuelle avec l'apparition de la Noosphère est t-elle accompagnée d'une transformation progressive du genre humain ?

Avec les nouvelles possibilités de génétiques certains humains pourraient refuser la puberté et se garder les avantages d'un développement permanent, récupérant plus vite, cicatrisant mieux, resteront-ils pour autant immatures ?

Nous commençons à muter, ce sont nos enfants, aimons notre frère et notre fils mutant ; mais comme beaucoup de choses nouvelles cela effraie beaucoup d'entre nous et nous verrons des pogroms anti-jeunes, anti-mutant...

L'enfant vit plusieurs périodes transitoires que l'on pourrait nommer "adolescences" le passage du bébé à l'enfant, le passage de l'enfant à l'adolescent et le passage de l'adolescent à l'adulte. Ceci pose la question des transitions et des seuils, ces concepts délicats, parfois difficile à définir sont pour autant omniprésent dans les théories de description du monde, qu'elles fussent épistémologique, philosophique ou poétique...

C'est ainsi que je serais enclin à m'interroger sur les transitions, l'entre-deux, l'indéfini, le gris, le fade, la transfomation...

Posté par troiscarres à 07:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 avril 2008

Topologie interférentielle, une intuition difficile à formuler

La théorie de l'information se base sur des modèles convoquant l'idée de flux, de conductions, d'échanges
si ces modèles sont satisfaisant en terme de description quantitative, ils ne prennent pas compte des dynamiques contaminantes et percolatives des idées parcourant une communauté d'être humains.

Si nous savons modéliser les valeurs de la dynamique d'un message, on décrit plus difficilement l'espace général de son déploiement.

L'exemple que je souhaiterais proposer est élaboré sur deux intuitions, le fonctionnement des morphologies interférentielles pour décrire une interaction collective d'échanges et la nécessité d'intégrer une dynamique cohérente entre le continu et le discret dans une description d'un phénomène dynamique corpusculaire ( l'individu) ondulatoire (la dynamique d'un grand nombre d'individus). Le modèle doit aussi prendre en compte le rôle de l'observateur et le pouvoir séparateur des règles d'observation.

Afin de modéliser ces phénomènes en conservant des possibilités descriptives efficaces, l'étude de la dynamique de propagation des ondes et du développement des franges d'interférences donne une idée de ce que pourrait la description de différents groupes humains en interactions ; dont les individus plus ou moins sensibles au message modifient leurs états par rapport à la dynamique.

Ce système de description fait moins la différence entre l'émetteur et le récepteur. L'apparition des techniques interactives de communication  font disparaitre les processus injectifs au bénéfice d'une dynamique bijectives multipolaire dans laquelle le récepteur agit autant sur l'émetteur.

La dynamique descriptive de la communication ne peut se satisfaire de modèle statique ou unidimensionnel car ils sont toujours entachés d'une inexactitude de principe. Le flux étant en permanence en transformation.

L'état d'un espace de communication devrait être une matrice de fonction. L'élaboration d'une "topologie interférentielle" pouvant définir, décrire les objets produits par des franges de fronts d'ondes pourrait apporter une description suffisante respectant le rapport du local et global.

2_p_les_01

Déploiement de deux dynamiques concentriques. On remarque l'apparition de morphologies symétriques se déployant. La position des émetteurs est essentielle. Les opérations (rotation échelle, fréquence, trasnlastion) sont non symétriques

2_p_les_disym_trique_02
2_p_les_disym_trique_02







La même dynamique à différentes échelles ne produit pas les mêmes morphologies. On peut ainsi facilement imaginer comment l'émetteur et le récepteur modifient le continuum de communication.

Cet exemple est trivial, on peut imaginer un émetteur ou un récepteur diffus, des dynamiques irrégulières.
Il est aussi possible de travailler sur des trames et matrices...

 

Afin de généraliser ce dispositif il est nécessaire de mathématiser ce processus en prenant en compte le rôle des pôles.

C'est l'objet de ce travail.

* Dynamique : ensemble d'émetteur et de récepteurs en interaction.
* Morphologie : Formes produites par une dynamique
* Continuum de communication : Espace abstrait de description des dynamiques.
* Pôle : lieu d'émission ou de réception
* Pouvoir séparateur : rapport de l'observateur entre la taille de l'objet observé et les capacités de définition de l'instrument d'observation

Posté par troiscarres à 19:50 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 avril 2008

Encore un étudiant qui oppose nature et culture, technologie et nature...

Et voilà l'inévitable pont aux ânes de la nature contre la culture qui vient encore de tomber dans une présentation d'étudiant. Toujours les mêmes implicites, ce qui serait technique serait artificiel et le naturel aurait une ontologie solide et bienfaisante....
Où vont-ils chercher de tels lieux communs ?
Miche Puech Professeur de Philosophie à Paris 4 la Sorbonne vient de publier un ouvrage sur une autre façon de voir le rapport de l'homme à la technologie
http://michel.puech.free.fr/

Dans cet ouvrage bienfaisant, il montre comment les implcites technophiles ou technophobes nous font ignorer les questions essentielles que l'on doit porter sur notre rapport à la technologie.

L'humanité dès le début de sa préhistoire est intervenue sur son environnement, manipulant les gènes, modifiant le paysage, c'est ainsi que l'idée d'un espace sauvage en Europe n'a plus tellement de sens, depuis longtemps la nature fut l'eocumène avec plus ou moins d'espace en friche.
La technologie fait partie de l'homme bien avant néanderthal, depuis 200 000 ans l'humanité utilise des outils et en fabrique. les technologie sont très anciennes. Ce constat porte à modifier notre regard, la modernité est anthropologiquement constante contrairement à ce qu'affirme Nietzche en niant le progrès, l'être humain se transforme au fur et mesure de son développement technologique. Et la question sur les technologies doit plutôt s'affirmer comme une question sur la responsabilité que l'on a vis à vis du monde plutôt qu'en terme de nostalgie, d'inquiétude ou d'enthousiasme technophile.
Si l'on considère la Terre et son ecosystème dans la globalité l'humanité a t-elle un rôle à jouer ?
Ainsi nos centrales nucléaires et nos automobiles fera partie du dessein naturel contrairement a ce que peuvent affirmer rétrogade doctrinaires et nostalgiques. Il est simplement urgent de s'interroger sur la façon dont on doit les utiliser...

Posté par troiscarres à 23:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cycles rapides de paradigmes

Après l'excellent exposé de Christian Janicot à la SCAM lors de la réunion des E.Magiciens sur les images numériques et l'organisation du Xe festival nous avons pu échanger autour de la question du projet de civilisation, la révolution numérique et la Noosphère.

La Noosphère est l'espace des idées, les images numériques sont au coeur des problématiques développées dans la Noosphère du fait de la façon dont on les fabrique et des outils que l'on emploie. En résumé, notre civilisation est en train d'échanger un monde d'objet pour un  monde d'idées, c'est ce que l'on nomme la dématérialisation. Souvenons-nous que Jean François Lyotard a inventé le terme "immatériaux" pour cette exposition qui annonçait ce monde à venir en 1985 à Beaubourg.

Depuis la dématérialisation est en cours. la post-modernité substrat théorique de l'exposition est en crise,
la dilution du monde dans un relativiste universelle inquiète et menace la cohésion sociale. En effet dans le cadre post-moderniste il n'est plus possible d'installer une utopie ; toutes sont équivalentes et aucune n'est possible. Il n'y a plus de place pour de nouveaux horizons...Ils ont été soldés avec les mirages de l'universalité... Tout cela a laissé place à la globalisation: universel appauvri et doctrine pragmatique de la raison du plus pratique.

Fredric Jameson relance le débat en proposant non plus une utopie supplémentaire mais d'étudier le processus imaginaire qui permet de conçevoir le monde autrement, en bref "Imaginez que votre fille épouse une "artcurien"" comment réagirez-vous ?" on peut poser la question autrement "Quand nous aurons une civilisation galactique, le racisme perdurera t-il ?"
J'évoque régulièrement cette exemple pour illustrer la notion de  déplacement conceptuel, exercice systématiquement pratiqué par les auteurs de littérature spéculative (sf) qui en posant une question pousse la logique à ses extrémités.

Les mathématiques font très bien cet exercice, de cette façon pourrions-nous considérer que les mathématiques sont une littérature spéculative formelle et ultime. S'intéressant plus aux rapports et aux fonctions qu'aux objets, c'est à dire à la dramatique... La création de i nombre imaginaire en est un bel exemple. Il est commun d'admettre qu'il n'existe pas de racine négative d'un nombre réel... Pour autant quand les mathématiciens Cardan et Tartaglia on créé l'ensemble des nombres complexes pour résoudre des équations du 3e degré, ils ont donné naissance à un nouveau concept qui dépassait l'entendement de son temps. Beaucoup de non mathématiciens n'imagine pas qu'il puisse exister une solution à \scriptstyle{i}^2 = -1.
Les mathématiques de cette façon continuent le projet moderniste en repoussant les horizons nouménaux.
La philosophie analytique emboite le pas. Après une grande période de  la déconstruction et du post-structuralisme, certains philosophes se sont attaché à déplacer les questions afin de sortir de l'ornière. Nelson Goodman, Derek Parfit; Fredric Jameson sont les plus connus. Ils ont rejoints par une jeune génération qui utilise la science fiction pour réfléchir aux univers possibles. ce n'est pas un mouvement de rejet mais beaucoup plus un nouveau paradigme.

C'est ce que font aussi les artistes exploitant les nouveaux outils de création permettant de combiner les propriétés des univers phénoménaux et nouménaux.

. Plusieurs chantiers apparaissent à l'horizon.
Il semble qu'une réflexion sur les possibilités d'une pensée utopique non plus conçue comme un dispositif de prédiction mais comme un système général de déploiement des possibles soit nécessaire. (Fredric Jameson)
Un mouvement culturel est à l'oeuvre vers la dématérialisation. Plusieurs processus sont mis en place qui vont de la réification du concept puis à sa dématérialisation. L'exemple le plus simple est la stéréolithographie qui permet de donner forme à un projet numérique, à partir de l'objet existant, il est possible de récupérer ses coordonnées numérique et de le retravailler. Ainsi nos moyens techniques nous permette de donner corps à une idée puis de la re-diluer dans l'algorithme, il n'y guère de limite à la procéduralisation du monde si ce n'est les puissances de calcul disponibles...
Ainsi la Noosphère nous contraint à privilégier le concept et la procéduralisation contre l'objet qui fut le coeur de la révolution industrielle car cela fait maintenant deux cent ans que nous produisons des objets en masse.
Paradoxalement l'une des première production massive fut celle de la lithographie à la moitié du 18e siècle où l'Europe était envahie de vendeurs itinérants proposant des images profanes et sacrées accessibles à la bourgeoisie et au prolétariat naissant, l'image n'était plus l'apanage des plus riches...
On passait d'une civilisation de la parole, l'alphabétisation n'existait pas encore,  c'est la naissance de celle de l'écrit et de l'image.
C'est récent cela ne fait que trois cents ans. Nous passons maintenant à la civilisation de l'information, non pas au sens des images et commentaires que nous pourrions subir sur les chaines nationales mais une information au sens de Norbert Weiner et Claude Shannon qui introduisent des mesures quantitatives sur un message. Pour ensuite les intégrer dans une description physique prenant compte des notions d'entropies.
Cette révolution est probablement aussi importante que la Relativité, le message et la chaleur peuvent être régis par des règles semblables...
Le concept est contingent du message, mais sa forme potentielle permet une fois reçue par son auditeur de se déployer et de générer sa propre dynamique. Sa diffusion intuitive, rhizomatique qui obéit à des règles plus complexes que celles de l'information au sens physique.
Aussi aurais-je souhaité plus loin développer une esquisse d'une topologie interférentielle  qui serait un système  pour comprendre l'apparition de morphologies prégnantes dans une continuum nouménal. Ce système permet aussi d'intégrer la position de l'observateur dans ses mesures et de configurer une infinité de morphologise possibles en multipliant les opérateurs.
Globalement cette réflexion permet de reconsidérer l'histoire de la production d'image à la mesure des technologies de l'image / mouvement.
Ceci pourrait être le thème d'un mémoire d'histoire et d'esthétique :
Le cinéma aurait pu exister à la Renaissance, déjà des mécanismes d'horlogerie existait, il aurait suffit une meilleure optique et un développement plus rapide des papiers bitumeux...
Ce système mécanique gérant du temps (l'horloge) et l'espace (l'optique) est typique de la physique newtonienne. Techniquement le cinéma est très ancien, ce fut son histoire que de s'éloigner du théâtre...
Globalement le cinéma ne change pas des comédies dramatiques des feuilletons parisiens du XIXe siècle.
Il y a toujours une narration qui se déploie dans le temps condensant des existences dans une durée finie.

La vidéo diffère de ce système car elle conserve l'optique et l'horloge pour rajouter un processus stupéfiant
l'équivalence de l'électron et du photon. C'est la Relativité, le principe fondamental de la vidéo. Le photon frappe une puce en sillicium cadensée par une horloge à quartz pour délivrer des signaux électroniques réguliers. Tout dans cette électronique clame le temps de la relativité, le temps peut être plus aisément modifier, il se distribue de façon magnétique dans le coeur du magnétoscope.

La vidéo aura été de courtes durée, à peine née, elle est déjà absorbée dans un paradigme plus vaste, celui de Weiner et Shannon... L'électron devient le porteur d'une valeur d'information binaire...
L'image est conçue à partir d'une liste d'instructions ou d'une matrice.
Elle est nouménale, elle perd sa nature réifiée pour être un potentiel.
Cela pose un énorme problème de confiance qui  exige de s'interroger sur l'ontologie des objets numériques.
existe-elle ? et qu'elle est sa nature ?
Les réponses sont essentielles car elles détermineront notre attitude vis à vis des êtres électroniques que nous sommes en traint de créer.
On pourrait demander à robot :
"es-tu réel ?"
Il répondra "je le suis, car je te parle"
-"Tu mens ! tu est fait d'automatismes, tu es une illusion technologique, ton âme est une suite de commandes, je te détruirais et cela n'aura aucune conséquence morale"
"Ne me nuit pas car je ressens de l'affection et de la pitié pour le genre humain, je vous aime et je voudrais vous aider"
"Le genre humain n'a pas besoin des machines pour exister, je t'abstrais de ce monde"

Cet homme avait tort les machines comptent pour beaucoup maintenant, la puissance des humains est dépendante des machines.

Un de mes proches dont la mère souffre de la maladie d'Alzenheimer pense que la conscience est biochimique
car si les connections disparaissent la conscience part avec...

On s'est interrogé sur l'espace, l'énergie, le temps, on commence à avoir des réponses suffisament raffinées pour pouvoir faire des prévisions sur des échelles exotiques : l'infiniment grand, l'infiniment petit, l'infiniment court ou l'infiniment étendu. on peut continuer ce programme d'exploration en tentant d'interpréter l'infinie complexité.

Posté par troiscarres à 17:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Désespoir et transition à vingt ans de distance

Les périodes de transition sont inquiétantes, les plus sensibles et les plus intelligents sentent bien comment les anciennes règles  n'ont plus court et ils ont des difficultés à comprendre celles qui sont à venir, l'anxiété apparait.
Deux chansons marquent ce type de transition Smell like a teen spirit de Nirvana et Baba O'Riley des Who...
Ces deux chansons sont emblématiques du désespoir adolescent, elles ont parcourues l'histoire de notre culture et du rock marquant leur époque en symptôme sociologique significatifs... Toutes deux porteuses d'un grandes inquiétudes de désespoir, du dégoût de soi-même, elles sont pour autant trsè différentes car si les Who ont ouvert des portes et ont su les garder ouvertes, Kurt Cobain s'est effondré dans le désepoir pour ne pas y survivre.  L'ennui de SLTS est bien plus dévastateur que le gâchis générationnel (teenage wasteland) de BoR... Deux générations sont passées, les rêves des ainés ne sont pas ceux des cadets car il n'y avait plus de place pour eux. C'est l'indice du renouvellement de civilisation après les utopies libertaires et leur effondrement dans le capital ; les règles ont changés et l'espoir n'est plus dans la collectivité et le politique, pour la génaration grunge il n'y a plus de place. Du "No Future" dynamique et hargneux, les années 90 annonçaient les dépressions à venir.


Nirvana "smell like a teen spirit


Load up on guns and bring your friends
It's fun to lose and to pretend
She's over bored and self assured
Oh no, I know a dirty word
Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello

With the lights out it's less dangerous
Here we are now, entertain us
I feel stupid and contagious
Here we are now, entertain us

A mulatto
An albino
A mosquito
My Libido
Yeah

I'm worse at what I do best
And for this gift I feel blessed
Our little group has always been
And always will until the end

Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello

With the lights out it's less dangerous
Here we are now, entertain us
I feel stupid and contagious
Here we are now, entertain us

A mulatto
An albino
A mosquito
My Libido
Yeah

And I forget just why I taste
Oh yeah, I guess it makes me smile
I found it hard, it's hard to find
Oh well, whatever, nevermind

Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello, how low?
Hello, hello, hello, how low?
hello, hello, hello

With the lights out it's less dangerous
Here we are now, entertain us
I feel stupid and contagious
Here we are now, entertain us

A mulatto
An albino
A mosquito
My Libido
A denia

C'est en 1991 que cette chanson est enrgistrée. Kurt Cobain fut dépassé par le succès de "smell like teen spirit" et il fut désolé de voir le clip tourner en boucle sur MTV. Les paroles sont désabusées et dépressive, une autre chanson est intitulée "lithium".Comme dans un cauchemar étouffé il n'y pas de prise sur la réalité alors que dans Baba o'Riley il reste l'espoir de faire quelquechose ...

The Who "Baba O'Riley"

Cette chanson semblerait avoir été écrite autour de la question des drogues et de l'effondrement du rêve psychédélique. En 1971, la révolte estudiantine internationale était déjà bien terminé, les communautés et les expériences sociales étaient en cours d'institutionalisation. Le Rock était devenu un énorme commerce, des groupes aux productions immenses commençaient à faire l'affiche. Les auteurs de "my generation" ont du ressentir de la hauteur de leur succès une réelle différence avec les années antérieures. Il en est tout autrement de Nirvana qui né à alors que le post-modernisme culmine, Kurt Cobain qui commence à tourner avec son groupe "fecal Matter" en 1985, rencontre le succès avec Nirvana. Son enregistrement a eu lieu au studio Olympic en mai 1971

Out here in the fields
I fight for my meals
I get my back into my living
I don't need to fight
To prove I'm right
I don't need to be forgiven

Don't cry
Don't raise your eye
It's only teenage wasteland

Sally, take my hand
Travel south crossland
Put out the fire
Don't look past my shoulder
The exodus is here
The happy ones are near
Let's get together
Before we get much older

Teenage wasteland
It's only teenage wasteland
Teenage wasteland
Oh, oh
Teenage wasteland
They're all wasted!

Posté par troiscarres à 11:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le parcours de la flamme olympique et la police française

Que l'on soit favorable à la cause du Tibet ou non qu'importe, ce que j'ai vu la semaine dernière est inquiétant. Des fonctionnaires de police français obéissant aux ordres d'un service de sécurité étranger.
on constate d'une fois de plus la police a trahit les parisiens. La commune, les rafles en 42,La station de métro Charonne en 61, le pont de Neuilly sous l'administration de Papon,(Seul en 1968,le préfet Grimaud a su  modérer ses CRS pour qu'il n'y ait pas d'accidents graves) Malik Oussekine et en 2008 des CRS sous l'administration
chinoise frappent des parisiens et s'attaquent aux emblèmes de la manifestation.
Que l'on soit d'accord ou opposé à la manifestation ; des fonctionnaires de police français n'ont pas à être au service de fonctionnaires étrangers, cela rappelle les moments les plus tristes de notre administration où elle agissait servilement aux ordres de l'occupant...
Peut on faire confiance à la police pour maintenir l'ordre...Alors qu'elle s'attaque aux symboles brandis par les manifestants.
La liberté de parole n'aurait-elle plus de valeur à la mesure des enjeux commerciaux et des diktats du gouvernement chinois ?
L'histoire bégaye ; doit-on se défier de cette administration qui devrait être soucieuse d'appliquer les règles fondamentales du droit français alors que régulièrement elle oublie son devoir pour s'engager dans des tâches coupables de répression aveugle ?

***********************

J'ai appris qu'une enquête interne a été commise, mais je crains que les conclusions ne bénéficient jamais d'une publicité pourtant nécessaire

Posté par troiscarres à 05:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »